Je crée ma boîte!

Blog d'une créatrice déco qui partage son expérience de la création d'entreprise et de la vie d'une TPE.

17 juillet 2009

Au secours mon entreprise grandit!

granditLes mois passent, les années même. Le nombre de clients augmente, le nombre d'heures de travail aussi!

Au secours, mon entreprise grandit!

Le problème quand on est seul... c'est d'être seul! (ah oui?)

Seul pour créer, seul pour la compta, seul pour aller poster les colis, seul pour répondre au téléphone, seul pour trouver des fournisseurs, seul pour se déplacer chez les fournisseurs, seul pour faire du secrétariat, seul pour aller dans les salons, seul pour améliorer son site, seul pour se former, seul pour TOUT!

Quand vient le temps où vous dormez 3 à 4 heures par nuit, que les Week-ends et les vacances sont des mots inconnus, vous vous dites qu'il faut vite trouver une solution.

Ajoutez à cela que des professionnels vous passent des commandes bien plus grosses que les particuliers et qu'en France on est parfois en Roumanie. Ma hantise :un fournisseur en rupture de stock d'un ruban en plein milieu d'une grosse commande...mais vous n'êtes pas assez gros pour acheter votre tissu en rouleau de 100m avec un mini de commande de 1000m! Donc vous dépendez des gros!

C'est un peu ma situation en ce moment.

Cet état "d'entre-deux" assez désagréable. Trop gros pour être seul mais trop petit pour embaucher.

J'ai trouvé 3 solutions...n'hésitez pas à lister vos idées également.

1/ Passer de l'individuel en SARL : trouver un associé

Avantage : on se partage le travail. Si possible on en trouve un qui est complémentaire : l'un travaillera le site, le commerce, l'informatique, l'autre fera la création et tout ce qui s'y rapporte, et ensuite on partage l'administratif.
+ le fait non négligeable de prendre un risque financier moindre.

Inconvénient : sur le long terme, il peut y avoir des divergences sur l'évolution de l'entreprise au fil des années.
Ca peut parfois se terminer mal.

2/ Sous-traiter la partie informatique /traduction

Avantage :
un gain de temps non négligeable quand on sait le temps qu'il faut passer pour améliorer sans cesse son site pour en faire entre autres un site "user friendly" comme on dit.
Je ne parle même pas des photos (à redimensionner) + la rédaction des fiches articles +...+...
- on peut changer de prestataire alors qu'un associé c'est plus dur

Inconvénient :
- c'est un investissement et il faut être sûr de son prestataire (encore du temps à rechercher un bon prestataire)
- prendre du temps en amont pour bien expliquer son activité, etc, faire un bon briefing, pour qu'en face ils aient toutes les cartes en main.

3/ Sous traiter la fabrication de ses produits

Je pense aux CAT : centres d'aide par le travail.
Les CAT peuvent réaliser des tâches complètes (ou en parties) lorsque vous avez un rush. Certains CAT sont plus spécialisés dans le textile, d'autres peuvent faire de la mise en boite. Faites réaliser des devis. C'est une option intéressante selon vos produits et votre activité.

Si vous avez la grosse commande du siècle qui tombe en plein Noel,  ça peut être intéressant de faire faire de la découpe par exemple. Le travail préparé, vous pouvez terminer plus rapidement tout en ayant la main mise sur le vrai travail.

J'y vois un avantage par rapport à l'embauche : la possibilité d'y avoir recours ponctuellement sans avoir de la paperasse à gérer + le fait de devoir gérer un recrutement+ pas le souci de se faire copier par la personne que vous aurez embauché pendant 1 mois.

Niveau prix je n'ai pas encore fait des devis mais il parait que c'est intéressant.


Je ne parle pas de la 4eme possibilité
: refuser les commandes !...

Et vous comment faites vous pour gérer les rush?

PS : comme d'habitude, je ne peux répondre personnellement..là j'ai mis 6 mois à découvrir vos messages parce que 6 mois sans venir sur ce blog! Merci d'ailleurs pour tous vos témoignages de retours d'expérience.



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06 février 2009

Auto-entrepreneur : le paradis fiscal???

laphotoTout le monde ne parle plus que de ça : l'auto-entrepreneur.

Si l'on écoute l'Etat, c'est le nirvana, n'importe qui peut monter son entreprise, ça ne nous coûtera rien (sont trop bêtes les chefs d'entreprises d'avoir monté leur dossier durant des mois et des mois auparavant!!!!).

Voici un petit calcul tout bête. Rien d'extravagant, c'est la situation classique du début d'activité pour beaucoup d'entreprises : plus d'investissements que de recettes = déficit (je parle bien sûr de la situation comptable, pas du compte bancaire)

Prenons un petit chiffre d'affaires (données exemples) : 1000 euros par mois soit 12000 euros par an (le beurre dans les épinards comme l'Etat vous vend son truc).
Admettons qu'il vous aura fallu 15000 euros de charges annuelles pour ce chiffre : assurances, pub, matières premières, machines, loyer, essence, gaz, électricité, eau et j'en passe.

Vous avez donc un déficit réel de 3000 euros (votre "bénéfice").

1ère solution : vous succombez au régime de l'auto-entrepreneur

Votre chiffre d'affaires est assimilé à votre bénéfice : vous avez donc 12000 euros de revenus.

Vos charges sociales de l'année + impôts prélevés à la source : 13% de 12000 euros
soit 1560 euros.

l'Etat se fiche de savoir que vous avez acheté de la matière première, et que vous avez dû investir 15000 euros cette année. Pour l'Etat, vous n'êtes pas déficitaire puisque vous avez selon lui 12000 euros de revenus.

Par ailleurs vous pouvez avoir eu 3 mois avec CA=0...3 mois sans coti à la retraite et à la sécu donc!

Ca vous arrange de ne pas être inscrit à la chambre des métiers? Soit, c'est toujours ça d'économisé...mais en échange d'une inscription chez eux, savez vous que vous perdez plein d'avantages liés à cette affiliation? (ex : stages de formation spécifiques entrepreneurs..)

2eme solution : le régime réel

J'oublie volontairement la TVA., mais avec ce régime, toute la tva sur vos achats est récupérée (en cas de déficit c'est l'Etat qui vous doit de l'argent...)...je rappelle que malgré tout à terme le but est d'en payer car ça signifie que vous vendez plus que vous n'achetez! lol

Donc je reprends et parle en HT:
CA= 12000 euros
Charges annuelles diverses : 15000 euros

"Bénéfice"= -3000 euros de revenus (déficit)

charges sociales : sur le bénéfice réel et non le chiffre d'affaires
En cas de déficit ou de CA nul = plancher mini = 1479 euros de charges sociales

impôts : vos 3000 euros se défalquent du revenu du foyer (donc de ceux de votre conjoint)...donc vos impôts diminuent!!!!

Et si vous avez eu 3 mois à CA =0...vous avez cotisé à la retraite et à la sécu!!!!

Avec votre inscription à la chambre des métiers, vous avez le droit à des formations gratuites (ex : comment gérer les impayés, le passage en société...)!!! Et quand on connait le prix d'une journée...

Alors si idylliques que ça ces régimes miraculeux sur le long terme?

Pour créer une entreprise : pensez bénéfice et non chiffre d'affaires, et n'oubliez pas qu'il faut une mise de base pour débuter...en théorie vous pouvez vous lancer avec 0 euros...en pratique vous verrez que le banquier ne vous fera pas de cadeau (si vous souhaitez avoir la possibilité de prendre la CB, accrochez vous) et que bien des fournisseurs demandent une commande mini de 1000 à 1500 euros HT.

N'oubliez pas non plus que derrière le gratuit se cache toujours un souci!!!

A vos calculettes!

PS : désolée je fais ce blog en plus de tout le reste, je ne peux vous répondre personnellement, manque de temps!

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24 octobre 2008

Construire un business plan : les clés de la réussite

La première étape à franchir quand on veut créer son entreprise c'est : avoir une idée!

Ne riez pas, il semblerait que beaucoup de personnes vont voir l'expert comptable en disant simplement : "Je veux créer mon activité"
"oui bien sûr et quoi exactement?"
"ben je ne sais pas"...

La deuxième étape, une fois que vous avez "l'idée du siècle" c'est de construire un business plan.

Un business plan c'est quoi?

C'est un document qui vous aide à élaborer et présenter votre projet de façon très précise (ou le plus possible) et chiffrée.
Il comprend plusieurs "chapitres" :

1/ Vous

Quel est votre parcours?
Quelles sont vos compétences?
Avez vous suivi une formation spécifique supplémentaire?
Quelles sont vos motivations?
Etes vous soutenu par votre entourage? Financièrement? Moralement?
Avez vous un coach qui vous guide, quelqu'un qui a l'expérience entreprise ou métier?
Est ce un projet en solo, ou avec associés?
Reprise? création?
Avez vous rencontré des experts comptables, des banquiers, des organismes d'aide à la création d'entreprise?

2/ Votre projet

4 points : Produits-marché-clientèle-moyens mis en oeuvre

Quelle sera votre activité?
Quels produits comptez vous commercialiser? A quel prix (positionnement marketing)?
Quels sont leurs caractéristiques?
Quels sont vos moyens de production? Aquis? A acheter? A louer?

Quel(s) réseau(x) de distribution allez vous utilisez (marchés, internet, boutique physique...)?
Quelle est votre clientèle? Pro? Particuliers, Proportions en CA? Quelle CSP? Quelles sont ses habitudes?
Est ce un marché local, national, international?
Qui sont vos concurrents?
Avez vous déjà prospecté?
Points forts/points faibles de vos produits/services par rapport à la concurrence?

Qui seront vos fournisseurs? Pourquoi les choisir eux?

Comment allez vous livrer la marchandises? Vous même, comment? sous-traitance?

Quel plan de communication? Votre politique commerciale?

3/ Votre organisation/gestion

* capital de votre entreprise (capital social, comptes courants, subventions)

Conseil : ne pas baser le financement de votre projet uniquement sur les aides de l'Etat.
Une aide c'est un plus, et uniquement un plus. Votre projet doit pouvoir être viable à long terme sans les aides!!!!!!

*prêts bancaires

*besoin en fonds de roulement (stock produits finis, en cours, acomptes clients...)

*plan de financement prévisionnel : besoins/ressources
      - besoins (immobilisations incorporelles, investissements, immo financières...
      - ressources (capitaux propres, emprunts, aides diverses, capacité d'autofinancement)

* compte de résultat prévisionnel
achats, charges externes, impôts et taxes, charges de personnel, charges sociales de l'exploitant, charges financières, dotations aux amortissements + provisions), impôts sur les bénéfices...

Un business plan ça sert à quoi?

Le Business plan est utile sur 2 points :

  • pour vous : organiser votre projet, voir s'il est viable, revoir certains points faibles, compléter le projet au besoin
  • et surtout pour présenter votre projet et convaincre tous les partenaires que vous allez rencontrer : investisseurs, associés, experts comptables..


Un Business plan : on peut s'en passer?

Un business plan est long et fastidieux à élaborer d'autant plus si votre projet est complexe.
Même si vous avez l'impression de "partir" à l'aventure avec des chiffres prévisionnels que vous ne connaissez pas, cela permet malgré tout de vous faire une idée sur la viabilité du projet.

A la Chambre des Métiers (du moins à la mienne sur Nancy), on vous apprend même à partir à l'envers.
A savoir : au lieu de partir sur un CA "au pif", vous partez de la rémunération que vous souhaitez avoir pour arriver jusqu'au CA à faire pour cela.
C'est une technique intéressante surtout pour les activités comme la mienne où il existe très peu de fiches métiers avec des CA moyens pour construire son projet (contrairement aux coiffeuses, esthéticiennes, maçons et autres plombiers).

On ne crée pas une entreprise à la va vite, comme ça, pour faire bien.
Un projet demande à être étudié, décortiqué, tous les postes budgétaires doivent avoir été "démasqués" et chiffrés.
Même si l'année prochaine vous souhaitez vous lancer dans le micro entreprenariat (méfiance malgré tout, certains fournisseurs vous refuseront l'accès à leurs produits car vous serez catalogués comme trop petit...), ne passez pas à côté de cette étude approfondie.

Etudiez, étudiez et étudiez!!!!!


Pour en savoir plus :

*La bible du créateur:

http://media.apce.com/file/20/7/guide_pratique_du_createur%2001-2008.19207.pdf

*Exemples de business plans à compléter:

http://www.saint-etienne.cci.fr/PDF/dossier-guide.pdf
http://www.beziers-expansion.org/accueil-entreprises/appui-entreprises/guide.pdf

Posté par lalele à 13:31 - C'est décidé, je crée ma boite - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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06 octobre 2008

ACCRE : ce qu'on ne vous dit pas

Je viens d'appeler mon expert comptable car je me posais des questions à propos du nouveau statut auto-entrepreneur.

Je reviendrai plus tard sur le régime sans tva (micro) qui attire beaucoup mais qui est à double tranchant.

En parlant du nouveau statut d'auto-entrepreneur de 2009, on en est venu à parler de l'aide ACCRE accordée aux chômeurs : exonération de la première année de charges sociales....ça parait gentillet comme ça...mais il y a un ptit vice caché qu'on ne vous dit pas : vous êtes donc exonéré, vous ne payez donc pas (youpi)  MAIS vos trimestres non cotisés ne sont donc pas comptabilisés pour la retraite! Et oui logique!
Sachez que tant que vous avez 25-35 ans, vous n'y pensez pas mais quand vous atteignez la cinquantaine, vous y regardez à 2 fois et êtes content de grapiller quelques trimestres si vous n'avez pas commencé à travailler à 14 ans!

Par ailleurs par rapport au nouveau statut 2009, va se poser le problème du mini de cotisation (je vous rappelle que les cotisations sociales c'est quand même votre retraite, votre sécu, et vos allocations familiales). A l'heure où l'urssaff/RSI multiplie ses contrôles pour grapiller des euros (les heures sup défiscalisées coutent cher pour les retraites), comment va t'on pouvoir payer des retraites à des gens qui paient 13 % du CA, avec possibilité de 0 rentrée certains mois dans les caisses de l'Etat si vous avez 0 de CA ces mois là.

A l'heure actuelle avec les forfaits des 3 premières années, vous avez la possibilité de demander des "aménagements" de paiement, mais on vous demande malgré tout de payer un minimum pour vous assurer une protection sociale.
Quid de 2009 et de votre protection sociale à long terme?

De même, selon votre cas (retraité/salarié ou activité à temps plein), vous ne serez pas obligé de vous inscrire à la chambre des métiers (ou de commerce). Il y aura donc des "sous-artisans" et des "sous-commerçants". Des gens "labellisés" et les autres.

Pensez qu'à la chambre des métiers par exemple vous pouvez vous former gratuitement depuis peu (grâce en tout cas, par chez moi, à l'aide de la Région je crois) : comptabilité, informatique, marketing, commercial, gestion des impayés, changement de régime, protection du patrimoine...des aides précieuses si vous n'avez pas la formation de base dnas vos études. (et de toutes façons, il n'existe pas de diplome de chef d'entreprise).

Bref, avant de penser "je veux payer le moins possible", pensez à l'avenir de votre entreprise. Pensez long terme, et non pas instant t.
Réfléchissez si vous souhaitez un petit apport ponctuel, une petite activité "comme ça", ou vraiment un métier et une entreprise dont le but est de croitre.

Attention aussi, aucune entreprise ne se crée (et plus tard ne vit) avec un apport ridiculement petit. Dès qu'on accole le mot "professionnel" à un achat/service (je pense compte pro, assurance pro, magasin pour pro..), tout se chiffre avec au moins 2 zéros derrière le premier chiffre..si ce n'est 3.

Préparez votre projet (j'y reviendrai avec le business plan), prenez du temps, sortez vos calculettes, mais ne vous jetez pas sur un statut avantageux pour la copine mais qui ne le sera pas pour vous et VOTRE projet.

Edit : Avec l'autorisation de Danaé, je publie son retour d'expérience concernant l'Accre :

"Je ne sais pas si cela a changé depuis 3 ans, mais personnellement, même avec l’ACCRE, j’ai eu mes trimestres retraite de validé. Je devais faire parvenir un papier à la caisse de retraite pour cela (bon à l’époque y’avait pas de RSI…).

Et quand on est en régime micro, on peut être exonéré de charges pendant 2 ans si on en fait la demande.

Sinon, on peut adresser un courrier où l’on donne un CA prévisionnel ,sur lequel les cotisations seront basées. C’est surtout quand on ne pense pas faire 10000€ de bénéfice la 2ème année, et 6 ou 7000 pour la 1ère  année. Cela évite de faire l’avance des cotisations (bien pratique quand on commence son activité). Il faut juste ne pas trop sous-estimé son bénéfice, sinon on paye 3% d’intérêt.

A voir avec la RSI quand même, cela a peut-être changé depuis J."

Conclusion : Renseignez-vous pour savoir si actuellement ce document à remplir existe encore, ça peut servir!

21 août 2008

Artiste, artiste libre, artisan, commerçant..quesako?

Pas évident de s'y retrouver dans la création artistique.

Voici un petit condensé de ce qu'il faut retenir pour faire la différence entre tous ces statuts.

Artiste :


Personne affiliée à la Maison des Artistes.
Statut ultra convoité car très peu de charges.
N'y entre pas qui veut, il faut avant tout fabriquer des choses INUTILES : statues, tableaux et autres créations graphiques.
Si vous faites des sacs, pas la peine de vouloir "postuler", un sac a une fonction utilitaire, c'est raté.
Autre contrainte : faire des pièces uniques ou des séries ultra-limitées à 7 ou 9 pièces (chiffre à vérifier)

Pour tout savoir sur ce statut, voir le site de la Maison des Artistes.


Artisan :


Personne

  • exerçant à titre principal ou secondaire une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de service relevant de l’artisanat et figurant sur une liste établie par décret,
  • qui, au moment de l’immatriculation, n’emploient pas plus de dix salariés (exemple : les grosses boulangeries qui emploient plus de 10 salariées ne sont plus artisan mais pme).
  • qui possède le diplôme pour lequel il est enregistré au répertoire des métiers (inscription à la Chambre des Métiers)

Attention : un artisan possède obligatoirement un diplôme en relation avec son titre.
Si ce n'est pas le cas, la personne n'a pas le droit de s'appeler "artisan".
Une personne inscrite à la Chambre des Métiers et qui n'a pas le diplome (ex : une couturière non diplomée en couture) s'appellera "entreprise artisanale".
C'est subtil, mais se faire appeler "artisan" alors qu'on ne l'est pas réellement ça peut coûter une forte amende.
Je crois que c'est au bout de 7 ans d'inscription à la chambre des métiers dans sa catégorie que l'entreprise artisanale peut demander à passer "artisan".

De même, pour entrer dans la catégorie des "métiers d'art". C'est au moment de vous inscrire à la chambre des métiers que le conseiller vous fera entrer dans cette catégorie ou non.
C'est une classe à part puisque nous sommes à la limite avec l'art (donc artiste).
Un artisan d'art est donc un artisan inscrit dans la catégorie des métiers d'art.
Une entreprise artisanale, catégorie métiers d'art, est donc la personne qui fait comme l'artisan d'art mais non diplomé de son secteur.
idem, il est interdit de se faire appeler "artisan d'art" si on ne l'est pas au sens administratif du terme.

Avantage de l'artisan/ entreprise artisanale : aucune limite dans les quantités fabriquées, on peut faire des sacs comme des bijoux à condition de l'avoir inscrit dans la description de son activité au moment de l'inscription.
Inconvénient : charges sociales les plus lourdes (+ redevance chambre des métiers supérieure à celle de la chambre du commerce)

Un artisan peut faire du commerce d'articles qu'il ne fabrique pas s'il s'inscrit en plus à la chambre du commerce.

Dernière chose importante :
pour s'inscrire à la chambre des métiers, il faut avoir suivi un stage de formation à la gestion d'entreprise (obligatoire/ cout environ 370 euros si mes souvenirs sont bons, à vérifier).
Si votre formation vous le permet, vous pouvez en être dispensé sous certaines conditions (sincèrement, c'est toujours bon à suivre ce stage, il ne faut pas le snober)


Commerçant


Personne pratiquant une activité d'achat/ revente, inscription à la chambre du commerce.
Charges sociales un peu moins lourdes qu'un artisan.

A noter : brocanteur

C'est un commerçant qui en s'inscrivant a déclaré son activité brocante à la CCI et inscrit en plus à la préfecture en tant que "vendeur d'objets d'occasion".
Activité soumise à des règles . Le brocanteur doit tenir un livre de police contenant tous les objets achetés, la nature, la description et le numéro de l'objet, ainsi que la date d'aquisition et les coordonnées du vendeur.
Si vous vendez à un brocanteur, il vous demandera votre numéro de carte d'identité...non pas qu'il veuille vous "fliquer", mais parce qu'on lui demande d'écrire ce numéro en face de l'objet acheté sur son livre de police.
Ce livre peut être vérifié par la police justement. On doit même faire compter le nombre de pages et parapher avant la première utilisation par le maire ou le commissaire de sa ville.
Raison évidente à toutes ces règles : la lutte contre le trafic des oeuvres d'art et autres objets anciens.

Si le commerçant a envie de fabriquer ses objets, il doit passer par la case chambre des métiers (ou artiste selon la nature de ce qu'il veut faire).


Artiste libre


J'ai volontairement mis ce statut à la fin.
Pourquoi?

Artiste libre est un statut qui n'en est pas un juridiquement parlant. Il est également porteur de vives polémiques.

En fait c'est une personne qui n'est ni artiste au sens MDA, ni artisan ou entreprise artisanale au sens chambre des métiers. C'est un indépendant, considéré comme profession libérale, donc à vocation "prestation intellectuelle". On le range parfois dans "créations artistiques" ou aussi dans " autres", catégories des voyantes et autres joyeusetés.
Charges sociales bien moins élevées que les artisans/entreprises artisanales.

Alors pourquoi ne nous mettons nous toutes pas comme artistes libres?

Comme tout statut qui n'en est pas un , il est assez risqué.
A l'époque où je me suis lancée, nous étions 2 à chercher LE statut. Elle dans le sud ouest et moi dans l'Est.
J'appelle le centre des impôts. Ils me répondent : "nous intervenons en dernier lieu, inscrivez vous d'abord à l'urssaff".
Elle appelle son centre des impôts "aucun problème venez vous inscrire chez nous, pas besoin d'aller vous inscrire à l'urssaff, vous ne paierez que des impôts".
bilan : selon votre région, et la personne que vous avez en face ( les inspecteurs des impôts peuvent muter ne l'oublions pas), vous n'entendrez pas le même discours.
En gros vous allez donc avoir des gens qui vont payer leurs charges sociales car considéres comme professions libérales et d'autres qui ne les paieront pas et auront juste un siret car inscrits aux impôts.

Là où ça se corse c'est dans cette appellation de "prestation intellectuelle"; Quand vous faites des bijoux ou des sacs, même ultra artistiques, vous pourrez un jour tomber sur un inspecteur qui vous dira "vous faites de l'artisanat là"..et hop redressement sur les charges sociales des années antérieures sur la base artisanat et non libéral (dixit des experts comptables à qui j'en avais parlé)

Il est là le problème, en France, il y a trop ou pas assez de statuts possibles (je ne parle pas des statuts fiscaux) quand on est entre l'art, et l'artisanat.

Et je n'évoque même pas le nouveau statut d'autoentrepreneur qui complique encore plus le sytème!

Discussion très intéressante ici.

Posté par lalele à 23:39 - Choix du statut - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 juillet 2008

Comment reconnaitre une vraie boutique internet

Les pièges et les 2 points à vérifier

e_commerceDans la jungle des sites boutiques, des blogs boutiques, comment reconnaître un vendeur professionnel (le seul ayant le droit de faire du commerce) d'un amateur?

1/ Le design : un piège


Une belle boutique, de belles photos, une personne qui parait sympatique sur son blog ou dans sa façon d'écrire ses fiches articles...

Conséquence :vous pensez vous trouver sur le site d'une véritable entreprise.

Détrompez-vous!

Il y a des pros avec des boutiques internet qui ne donnent pas envie d'acheter,  il y a des pros avec de belles boutiques, et il y a le reste, la jungle des vendeurs au black : belles boutiques ou pas d'ailleurs, mais au black!

2/ Paypal : le deuxième piège


Paypal est un moyen de paiement utilisé par les professionnels et particuliers. C'est un sytème crée par le groupe Ebay connu majoritairement par les utilisateurs de ce site.

Souvent le commerçant choisit ce système quand son banquier est trop frileux pour lui accorder le sacro-saint contrat VAD, si difficile à obtenir mais permettant d'utiliser le système de paiement par CB de la banque (les sites avec le logo de leur banque dans " paiement sécurisé").

Comme paypal est aussi proposé aux particuliers, il est devenu très courant chez les vendeurs au black.
Ils vous glisseront un très joli texte : "cartes bancaires acceptées'"...ça fait tout de suite plus "pro".

Ne vous y trompez pas!

3/ La loi au secours des e-commerçants et du consommateur


Tenir une boutique internet en effet, c'est avant tout un METIER qui répond à des LOIS.

  • Pour vendre sur le net, il faut être déclaré et être en mesure de pouvoir donner son SIRET (en rapport avec votre activité et actuel).

Le petit discours vu très régulièrement : "Je déclare mes revenus aux impôts" est l'apanage des amateurs. (NDLR : D'ailleurs c'est bien de déclarer ses impôts, mais le commerçant/artisan, lui, déclare ses revenus aux impôts, ET à l'ursaff, à la sécu et à la caisse de retraite (RSI en 2008)...on le voit bien il n'y a pas que les impôts dans la vie d'un entrepreneur).

  • Mais le SIRET seul ne suffit pas.

C'est là qu'interviennent les services de la Répression des Fraudes.  Ils s'assurent que les sites et les blogs de vente sont en conformité avec la loi spécifique pour internet et la vente par correspondance.

Il faut comprendre que la loi est là pour protéger le consommateur, mais c'est aussi l'intérêt du commerçant/artisan : si le consommateur n'est pas rassuré il n'achètera pas.

Tout site de vente pro répond aux obligations minimum suivantes. Si un site pro ne répond pas à ce minimum légal il risque une forte amende qui avoisine les 1000 euros (et 1000 euros c'est toujours mieux dans votre poche pour investir).

* une page "mentions légales"

- nom, prénom, adresse et téléphone du dirigeant si c'est une entreprise individuelle (avec une boutique black on ne sait jamais à qui on a affaire, le discours est toujours "envoyez moi un mail et je vous donne la démarche à suivre pour acheter")
- raison sociale, dénomination, adresse, téléphone, statut juridique et capital de l'entreprise si c'est une société
- numéro d'immatriculation au registre du commerce et/ou au répertoire des métiers (SIRET, RC (mention RCS suivie du nom de la ville où se trouve le greffe où elle est immatriculée) et RM)
- direction de la publication/ éditeur du site web/hébergeur : nom, prénom, coordonnées...
- numéro de déclaration à la CNIL : l'entreprise a des clients, donc elle a forcément un fichier clients qui lui sert à traiter ses commandes. Elle doit donc déclarer son fichier à la CNIL en leur indiquant tous les renseignements demandés aux clients (d'ailleurs que sur le net ou non, toute entreprise doit le faire).
- adresse mail
- numéro de TVA si soumis
et si régime micro-entreprise : mention: "TVA non applicable article 293B du CGI".
- politique de gestion des cookies

Ne confondez pas cette page avec la page "qui sommes-nous?" qui est une simple page informative pour présenter l'entreprise, son activité, son savoir-faire.

* une page "conditions générales de vente" ("CGV" pour les intimes)

Ce n'est pas simplement dire : "Envoyez moi un mail avec la référence que vous souhaitez et la quantité"
ou "j'accepte les chèques et Paypal et je vous fais une facture sous 1 mois seulement si vous me le demandez
" (traduire par :"tant qu'à faire si je peux cacher certaines ventes, ça m'arrange").

C'est un document juridique qui reprend les droits et obligations vendeur/client, en général c'est long à lire et ça n'est certainement pas les 3 malheureuses lignes lues chez les vendeurs au black qui suffisent.
- étapes à suivre pour acheter, corriger, confirmer la commande
- reprise des coordonnées et mentions légales
- mode de livraison, frais de transport...
- droit de rétractation du client, remboursement...
et tout un tas d'infos diverses et variées relatives au contrat de vente.

Pour info, depuis le 1er juin 2008, il y a une nouvelle loi, la loi Châtel qui demande aux ecommerçants de répondre à un certain nombre de contraintes supplémentaires.

Avec ces quelques points, si vous souhaitez vous lancer sur le net, vous savez quoi faire pour vous mettre en conformité avec la loi.

Si vous êtes simplement consommateur, vous pouvez voir que ce n'est ni le design , ni la mention "CB acceptées" qui suffisent.

Je le répète et répèterai encore : vendre sur le net, c'est un METIER.


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21 juillet 2008

Travailler au black: 5 idées reçues

black_cat Vous créez des objets. Vous les fabriquez. Vos amis vous flattent et vous encouragent à les vendre.

Vous vous dites "pourquoi pas?". Les temps sont durs, vous vous ennuyez au travail, à la maison, vous ne trouvez pas d'emploi...ou créer est tout simplement votre passion.

Vous aimeriez en faire votre métier, mais vous ne vous voyez pas gérer une entreprise, trop lourd, trop de charges.

La solution idéale : travailler au black.

  • Les avantages du travail clandestin

Gagnez de l'argent sans les contraintes de la création d'entreprise!
Charges nulles : pas de charges sociales, pas de location de boutique, pas de pas de porte, pas d'assurance, pas de frais de comptabilité, pas de frais bancaires à tarif pro, pas d'impôts, pas de tva...
Ce que vous coûte votre activité : la matière première et c'est TOUT.
Conséquence : votre chiffre d'affaires = votre bénéfice (à qq euros près pour la matière première).
Comment trouver les clients? c'est facile : copinage, bouche à oreilles, "ventes privées" façon "réunion dinette en plastique", ebay, blogs...
Et puis si vous ne dépassez pas les 3-4000 euros par an, les impôts ne vous feront rien.

"Oh mais c'est super ça, je commence demain."
Hop Hop Hop pas si vite!

  • Les 5 idées reçues sur le travail au noir

1/Se faire prendre ne coûte pas grand chose

Un rapide coup de téléphone à votre centre des impôts et à l'urssaff et vous saurez tout. Sinon, les sites officiels sont très bien faits et suffisamment explicites sur les risques encourus pour faire réfléchir.

Oui ça fait mal...jusqu'à 45 000 euros d'amende et 3 ans de prison pour une personne physique.

Il est donc très facile de savoir si vous avez affaire à un travailleur au noir : s'il n'a pas de SIRET (en gros le numéro de carte d'identité de son entreprise), s'il est inscrit nulle part ni à la Chambre du Commerce ni à la Chambre des Métiers, ni aux impôts, ni à l'urssaff...là ça commence à faire beaucoup!
Lui risque en tant que travailleur au noir. Vous, vous risquez aussi en tant que client...et oui cela marche dans les 2 sens.
Cela me rappelle une remarque faite par l'animateur du stage obligatoire de gestion d'entreprise que j'ai passé à la chambre des métiers. Quand vous avez dans votre boîte aux lettres, un petit papier de pub pour votre toiture à refaire ou votre cheminée à ramonner, s'il n'y a pas de siret en bas, fuyez et mettez le papier à la poubelle :s'il travaille chez vous et qu'il se passe le moindre souci, vous serez quitte pour tout refaire et non assuré en plus!

2/Déposer un marque donne le droit de vendre ses produits.

Non, ce n'est pas parce-que vous avez déposé une marque que vous avez le droit de vendre ou que vous êtes devenu subitement une entreprise. Le dépôt de marque protège seulement votre nom, mais n'est pas un passe-droit pour commercialiser.

3/Un particulier a le droit de facturer.

Une facture est un document comptable obligatoire pour toute entreprise qui fournit un bien ou un service à un client. Elle doit répondre à des normes précises (coordonnées, mentions légales, numérotation particulière) et c'est le seul document juridique reconnu qui donne des droits et obligations aux deux parties.

Un particulier n'étant pas une entreprise, il ne peut donc pas facturer. Tout au plus il donnera une attestation de paiement.

En savoir plus sur la facturation par un particulier.

4/Pour ne pas se faire prendre, l'idéal c'est vendre sur internet

Par définition, internet c'est grand, vous vendez sur internet (blog, ebay ou autres) et vous n'êtes pas déclaré, dites vous que si vous avez trouvé facilement des clients grâce au web, vous trouverez aussi facilement l'ursaff et les impôts qui s'intéressent de plus en plus au commerce illégal sur le net. Exemple d'un ebayeur condamné pour commerce illégal.
Pour info, il semblerait que des agents de l'Etat se fassent passer pour client.


5/Jusqu'à 3000/4000 euros de chiffre par an, on ne risque rien

On peut rétorquer que le vendeur alsacien avait un peu exagéré et que le nombre d'objets était faramineux...et là on tombe dans un gros flou juridique, qui comme tout flou juridique est à fuir pour se rendre dans une bonne grosse case bien réglée pour être tranquille avec la loi.

J'ai vu plusieurs expert-comptables. Tous m'ont confirmé la chose suivante. Lorsque la loi n'écrit pas un nombre précis d'objets limite avant d'être considéré comme ci ou comme ça, c'est au bon vouloir de l'agent face à vous.

L'histoire des fameux 3000 euros/an autorisés à vendre pour un particulier...ce n'est pas vraiment écrit..en toute théorie, vous vendez votre voiture, et vous devez déclarer le montant que vous avez récupéré sur votre déclaration!!!!
Les critères sont hyper sujectifs et chaque agent fait comme il sent les choses: l'un va dire qu'avec vos 3 ventes par mois mais 1000 euros de rentrée, c'est du commerce, l'autre va dire 10 ventes par mois..bref, la jungle.

En gros, pour vider très ponctuellement votre grenier de choses qui ne vous servent plus et très variées, il n'y a pas trop de soucis (sauf pour les quantités qui font penser à une activité brocanteur), mais quand bizarrement votre grenier est composé uniquement de sacs ou de bijoux, et que vous vantez les mérites de votre fabrication soignée et artisanale, ça devient louche!


  • La "micro tolérance" du créateur d'entreprise

On va dire qu'il y a une petite tolérance pour les créateurs d'entreprise en phase de test du marché..comme me disait le conseiller à la Chambre des Métiers : "Il faut bien savoir si votre produit va plaire et pas seulement à papa, maman et mamy". Mais attention, il faut pouvoir être en mesure de prouver que vous êtes en création d'entreprise : justificatifs divers comme inscription au stage obligatoire à la Chambre des métiers, inscription à diverses formations pour entrepreneurs, RDV avec des conseillers juridiques, expert comptables ou autres...et que vos ventes n'inondent pas le marché et ne durent pas trop longtemps (quelques mois mais pas 5 ans!!).

 

  • Les conséquences autres que pénales du travail dissimulé

* dévalorisation du travail des vraies entreprises
- utilisation de matières plus bas de gamme que pour les pros
- pratique de prix complètement surréaliste : parfois au même prix que le pro (voire plus!), les charges à déduire en moins! Parfois bradé à outrance, quid du temps passé à créer?
--->un client finira toujours par se dire "lui il est trop cher" car il va comparer l'incomparable, et oublier que passer une journée sur une création ça a un coût.
- au final fermeture de petites structures honnêtes qui ne demandaient qu'à travailler
- souvent copies sur le marché car bonnes réalisatrices mais peu créatrices

* méfiance des clients sur la qualité (même si parfois les pros laissent à désirer)

* pas de protection sociale
Payer ses charges sociales c'est surtout payer sa retraite, ses allocations familiales, et sa sécurité sociale.
Pas de charges sociales= pas de protection

Alors vous voulez toujours vendre au black?
 

20 juillet 2008

Bienvenue

Bonjour à toutes et tous,

Je fais le ménage sur mon autre blog, et du coup, j'ai décidé d'en créer un deuxième spécifique sur tout ce qui concerne la création d'entreprise et la vie d'une TPE. Du moins, faire partager mon expérience à celles et ceux qui souhaiteraient se lancer dans l'aventure.

J'ai évidemment une idée derrière la tête, mais avant que mon projet ne se concrétise, ce blog servira de support.

Cela va prendre du temps, je ne suis d'ailleurs pas sûre de pouvoir venir ici très souvent, mais ce blog me permettra de basculer mes messages spécifiques création d'entreprise, et de conserver l'esprit plus créatif du 1er blog.

Entrepreneurs, ou porteurs de projet de TPE , je vous souhaite donc la bienvenue (je parle de TPE, car je n'ai pas l'expérience de la création d'une multinationale! ;...de même je m'attacherai plus particulièrement à l'entreprise liée à la déco ou au travail artisanal car c'est + ma partie!)
N'hésitez pas à intervenir pour faire part de votre propre expérience.

Le but est d'échanger et pourquoi pas s'entraider!

Petite présentation rapide : je m'appelle Céline, et j'ai lancé mon entreprise il y a un peu plus d'un an maintenant : L'Atelier des Monogrammes. Le site internet a été lancé en novembre dernier, c'est encore tout frais. Boutique de créateurs avant tout, avec bien évidemment mes propres créations dans le domaine de la déco de charme. J'adore ce métier, et surtout être polyvalente : comptable, livreur, secrétaire, créatrice, informaticienne, graphiste, standardiste, et j'en passe...chef d'entreprise de TPE quoi!

A très vite, le temps que je me réhabitue à la création d'un blog!

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